Même pas peur

Publié le par Pedro

Bon ben ça y'est, ça devait bien arriver, depuis le temps...

Hier soir (mercredi), en rentrant d'un restau fort arrosé, en compagnie des 3 Français, Zoé, Julien et Pierrot,  et d'une Québecoise, Béatrice, on s'est fait soutiré quelques dollars...

En cherchant un taxi pour rentrer à l'hotel, on tombe sur un bus qui nous amène à 200 m de chez nous. On prend bien sûr le bus ; arrivée dans le vieux Quito où nous logeons, vers minuit passé. Les rues désertes. On est heureux, on a bien magé bien bu, on est bientôt arrivé, et en plus on est 6, que peut-il nous arriver ?

Deux Equatoriens s'approchent de nous, demandent avec  insistance une clope, nos noms... On accélère le pas, on leur répond gentiment que non.

Plus que 100 mètres avant l'hôtel, on le voit, là-bas, au bout de cette rue déserte. Il sort son couteau, ostensiblement. Visiblement sa maman nén avait plus besoin pour couper le gigot. Une belle lame bien brillante, bien pointue dans la nuit.

Nous 3 contre 2 Equatoriens saouls, en haussant le ton on les aurait sans doute persuadé de nous laisser. Nous 3, nous 6, nous combien-vous voulez, contre une lame de 20 cm...

On est resté calmes, ils étaient enervés et pressés, ils m'ont pris ce que j'avais, ce que Julien avait sur lui. Quelques dollars.

Au loin dans la rue, des phares ; autant la lumière attire les moustiques autant elle fait fuir la vermine.

De retour à l'hôtel, on a soufflé tous ensemble, on est allé se coucher. J'ai mal dormi.

Publié dans Equateur 2009

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juju 25/07/2009 01:25

oh tu sais les anecdotes comme ça on les préfère quand vous serez rentrés.. bisous à vous les loulous, moi chui en vacances et c'est deja une aventure particulière !have fun et be happy