Bonjour à tous !
Aujourd`hui les enfants, c'est mercredi. La leçon du jour s'appelle
L'Effet Papillon, oc Comment un événement a priori
insignifiant
(comme un battement d'aile de papillon en Asie ) peut avoir des
conséquences autement plus
graves
(une tempête en Europe).
Assez de théorie ! Bouh que cést barbant, les choses compliqués c'est pour les grands. Prenons pour exemple
Pedro (ah, ce brave Pedro), actuellement en vacances
en Equateur.
Et bien figurez-vous que Pedro a perdu son appareil photo (avec toutes ses photos dedans) en Eqauteur parce que...
Il est allé faire pipi dans la jungle !
Laissez-moi vous conter cette histoire palpitante, pleine de rebondissements, oú nous verrons qu'un petit pipi de rien du tout peut vous pourrir le moral pendant une journée.
1/ Le contexte
En Amazonie, il y a plein de rivières et d'humidité.

Donc à la fin de la journée le pantalon est tout mouillé ! Au petit matin du jeudi, pendant le petit déjeuner, je mets mon pantalon
à sécher près du feu. Petit dèj en slip donc (évidemment, le seul calbute propre à ce moment là était le boxer jaune et vert fluo avec les palmiers, très
discret)
2/ Le battement d'aile du papillon
Une fois le déjeuner fini, récupération des vêtements à peu près secs avant le départ. Je me dirige vers mon pantalon près du feu, quand tout à coup ma vessie me rappelle à l'ordre. Je me
demande si j'ai le temps d'aller uriner avant le dápart, et c'est là,
LÀ, que tout bascule. Ces 2 secondes d´hésitation où j'aurais pu me dire
"Mais
non tout le monde va t'attendre, en plus tu devrais pouvoir trouver un arbre durant la promenade dans l'Amazonie" et bien non, je suis parti uriner, l'affaire d'une minute, pas plus.
3/ L'enchaînement inéluctable
Je pars donc 60 petites secondes. Cette minute sera fatale à mon pantalon. Quand je reviens au feu chercher mon futal, gros rires en espagnol et en quechua, je me dis bon ça doit être à cause
de la
couleur de mon slip. Et non... Pendant cette minute, mon pantalon a non seulement fini de sécher mais aussi pris feu. J'ai perdu la moitié de la guibole
gauche... (et j'ai donc fini le périple amazonien en caleçon, mais ça c'est une autre histoire...)
De retour de l'Amazonie, je passe donc en mode "short par tous les temps", heureusement que j'avais emporté un bermuda dans mes valises !
Au programme de samedi dernier, balade au Chimborazo, (voir message précédent...)

Nous on s'est promené entre deux refuges, vers 4 600 m d'altitude. Et j'étais en short bien sûr: Mais par ce gros soleil, à cette altitude, et avec toute cette neige, c'est coups de soleil garantis
!
Dès le samedi soir, mes mollents rougissent, brûlent, gonflent... Tant et si bien que le lendemain (dimancher dernier, faut suivre hein), j'en peux plus, j'ai déjà vidé un demi pot de crème acheté
la veille, et je ne peux toujours pas mettre mon pantalon ; pas eu le temps de le (faire réparer). Je ne peux plus rester en short, le soleil tape... J'achète donc un pantalon ! Un des pantalons
pour touristes, de couleur vive (moins que mon caleçon quand même), avec des larges poches.
Au programme de l'aprème : voyage en train jusqu'à la Nariz del Diablo

Je vide les poches de mon short dans mon beau pantalon, tout content d'avoir enfin les mollets grillés à l'ombre.
A la fin de la ballade en train, on repart d'Alausi en bus, direction Cuenca où nous sommes depuis dimanche soir.
4/ La tempête
Et en sortant du bus, je tâte mes poches : plus rien (sauf le porte-monnaie, ironie du sort...)
Je retourne illico presto à mon siège, et là miracle ! Quelqu'un a retrouvé mon appareil photo ! Par contre il a surement du oublié de me le rendre, parce qu'il est parti avec et il doit être loin
maintenant.
Donc je résume
- je vais pisser dans la jungle alors que je ne devais pas
- ça laisse juste à mon pantalon le temps de brûler
- je suis donc obligé de faire de l'alpinisme en short
- le soleil me brule les jambons
- pour arrêter la cuisson, je me résous à acheter un pantalon
- j'ai confiance en ce pantalon comme en l'ancien, et j'aurais pas du, les poches sont nulles
- je perds mon appreil photo
Voilà, heureusement que Sandra a pris quelques photos de son côté... A et en partant de a jungle j'ai paumé ma lampe frontale aussi.
Je pense sérieusement donner ce qu'il me reste dáffaires à la
Croix Rouge, à côté de l'hôtel, et balancer
mon passeport dans la rivière, comme ça au moins je serai tranquille. Qui ne possède rien ne peut être possédé !
Biz à tous, je suis à Cuenca et j'ai faim.